Histoire de nos rues : Rue de la Barrière

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rues floreffe
Il n’est pas toujours facile de nommer une rue. A Floreffe, les autorités communales tentent, autant que possible, de baser ces noms sur une étude toponymique. Ainsi, un nom qui peut parfois paraître banal ou mystérieux prend tout son sens à la lumière d’un éclairage historique. Nous commençons (de manière tout-à-fait aléatoire) notre petit tour des rues de Floreffe par la Rue de la Barrière.



Au quartier de Deminche, sur les hauteurs de Franière, les rues de Deminche et de la Barrière, marquant chacune un angle bien prononcé, dessinent une sorte de quadrilatère.
Cette géométrie routière apparaît déjà sur la carte de Ferraris dressée entre 1771 et 1778. Le quartier y est renseigné comme « H DIMINCHE », hameau de Deminche et se situe à proximité de la limite séparant la Principauté de Liège du Comté de Namur. Une barrière de l’octroi exista-t-elle à cet endroit, on peut le penser.

rue de la barrière

L’octroi est une contribution indirecte perçue autrefois par les municipalités à l’importation de marchandises sur leur territoire. Cette taxe frappait les marchandises les plus importantes et les plus rentables telles que le vin, l’huile, le sucre, le café, etc. A l’instar de villes telles Namur où l’octroi était perçu aux portes de la cité, une juridiction percevait la même taxe sur le transit des marchandises. Chez nous, l’octroi fut supprimé en 1860 par Frère-Orban, ministre des finances dans le second gouvernement de Charles Rogier. En France par contre, il ne le sera qu’en 1943.

A Floreffe, le lieu-dit « Cheval-de-bois » évoquerait également la présence d’une barrière de perception.

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